Ornans

Ornans

Ville labellisée Petite Cité de Caractère, Ornans possède tous les atouts d’une ville de charme et de loisirs.

Au fil des saisons, vous découvrirez un patrimoine historique conservé et des milieux naturels préservés.

Cité de charme, en quête de détente, vous serez comblé par sa douceur de vivre.
La commune d’Ornans est située en Bourgogne-Franche-Comté, au centre du département du Doubs, à 17,9 kilomètres à vol d’oiseau au sud-est de Besançon, et à 27,5 kilomètres à vol d’oiseau au nord-ouest de Pontarlier.

Randonnées, VTT, cyclotourisme, accrobranche, descente de la vallée de la Loue en canoé ou kayak, via ferrata, centre aqua-ludique….il y en a pour tous les goûts.

Et ne résistez pas au plaisir de goûter et découvrir la cuisine Franc-Comtoise qui comblera vos papilles…

 

 

Histoire

La maison de Châlon

En 1151, le nom d’Ornans apparaît pour la première fois sur une charte, sous la forme Honnans et Hounans, sur la Loue. C’était une ville importante du comté de Warasch que le roi des Burgondes Sigismond compta dans sa donation au monastère d’Agaune en 51513. Possession des ducs de Bourgogne elle passa dans la maison de Chalon en 1237 qui remettait aux habitants leurs lettres de franchise et une charte de commune en 125413. En 1576 Philippe II d’Espagne, en qualité de comte de Bourgogne, leur octroyait un conseil de ville avec juridiction de mairie sur la demande du cardinal Antoine Perrenot de Granvelle ; c’est ainsi que la ville élisait deux échevins, six jurés et cinq notables pour l’administration de ses biens13. La prévôté d’Ornans comptait alors quatre prieurés, trente sept cures et cent vingt deux villages si bien que le prévôt tenait le neuvième rang aux états de la province et avait le droit de juger les étrangers résidant à Besançon de même que les habitants de cette ville dans le cas où ils se déclaraient « hommes du comté » ceci pour échapper à leurs juges habituels13.

Les écorcheurs

La ville devait subir plusieurs destructions au cours des siècles. Après la guerre entre Philippe le Bel et les barons comtois en 1300 Ornans voyait fondre sur elle les écorcheurs vers la milieu du XIVe siècle. Après la mort de Charles le Téméraire ce sont les Français qui rançonnaient la ville et la dévastèrent. Pendant la guerre de dix ans, Weimar, furieux d’avoir échoué à plusieurs reprises devant Ornans et Sainte-Anne mettait toute la prévôté à feu et à sang : « Nous voyons de jour, dit Girardot de Beauchemin, la fumée en beaucoup d’endroits, et de nuit, la lueur de plusieurs centaines de villages et habitations isolées, brûlant à la fois et répandant autant de clarté que le soleil » ; à la même époque sévissait la peste qui poussa les habitants à se réfugier dans les bois alentour. En 1668, lors de la conquête française de Louis XIV, Ornans se rendait de même que Sainte-Anne.

De 1790 à 1795, elle fut chef-lieu de district.

L’affaire des 280 otages

Le , en pleine débâcle allemande, le lieutenant FFI Paillot réussit à capturer dans une embuscade, toute une section d’une compagnie ukraino-polonaise et les dix soldats allemands qui les dirigeaient. Cette opération est menée par les maquis Nord-Jura et Doubs. Le , le général allemand Von Felbert (Generalmajor), commandant la place de Besançon, ordonne l’arrestation et l’exécution de 280 otages ornanais enfermés à l’hôtel de Sagey, et alors que la population d’Ornans devait évacuer la ville, ainsi que le pillage et l’incendie de la ville si les prisonniers ne sont pas libérés par la Résistance. Finalement après d’âpres négociations, les otages sont tous libérés. Les soldats ukrainiens et polonais s’étant portés déserteurs, rejoignent le maquis, seuls les dix soldats allemands resteront donc prisonniers des Partisans. Quelques jours plus tard, la ville est définitivement libérée par les unités Françaises de la 1re Armée aux ordres du général de Lattre de Tassigny, qui entrent, le 4 septembre dans la ville abandonnée à la hâte, par les Allemands.

 

 

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